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Une cyberattaque majeure a récemment frappé la compagnie aérienne russe Aeroflot, perturbant considérablement son planning de vols. Deux groupes de hackers pro-ukrainiens ont revendiqué cette opération, affirmant avoir infiltré le réseau d’Aeroflot pendant un an. Ils auraient compromis 7 000 serveurs, extrait des données sur les passagers et le personnel, et pris le contrôle des ordinateurs personnels de certains employés, y compris ceux de cadres supérieurs.
L’agence de presse Interfax a rapporté qu’Aeroflot avait annulé 59 vols aller-retour au départ de Moscou lundi, sur les 260 prévus. Le lendemain, 22 vols au départ de Moscou et 31 à destination de la capitale ont également été annulés. Selon le calendrier en ligne de la compagnie, la plupart des annulations de mardi concernaient des vols prévus avant 10 heures, heure de Moscou, mais le reste de la journée semblait relativement épargné.
Malgré ces perturbations, Aeroflot a déclaré que 93 % de ses vols au départ et à destination de Moscou étaient maintenus selon le programme initial, soit 216 vols sur 233. La compagnie a précisé que les annulations avaient été sélectives et que la situation s’était stabilisée après 10 heures.
Les retards causés par l’attaque ont provoqué la colère des passagers, d’autant plus que le pays est le plus vaste du monde, rendant les déplacements aériens cruciaux. Les Cyber Partisans biélorusses, un groupe opposé au président Alexandre Loukachenko, et un groupe plus récent nommé Silent Crow, ont revendiqué l’attaque. Silent Crow a publié sur Telegram un message affirmant avoir mené à bien une opération de grande envergure qui a compromis et détruit l’infrastructure informatique interne d’Aeroflot, concluant par des slogans en faveur de l’Ukraine et de la Biélorussie.
L’ampleur de cette attaque soulève des questions sur l’identité réelle des hackers et la menace qu’ils représentent pour la Russie. Le Kremlin a qualifié cette cyberattaque de préoccupante, et le bureau du procureur russe a ouvert une enquête criminelle. Les législateurs russes ont considéré cet incident comme un signal d’alarme, soulignant la nécessité d’enquêter non seulement sur les auteurs, mais aussi sur ceux qui ont permis que cela se produise.
Un haut responsable russe, Anton Gorelkin, a déclaré que la guerre contre la Russie se déroulait sur tous les fronts, y compris le numérique, et que cet événement devait inciter à renforcer la cybersécurité du pays.
En résumé, Aeroflot a été la cible d’une cyberattaque sophistiquée qui a temporairement désorganisé ses opérations. La situation semble maintenant sous contrôle, mais cet incident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques face aux menaces numériques. La Russie se trouve confrontée à un défi majeur pour sécuriser ses systèmes contre de futures attaques.