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Ordinateurs et informatique

Le partage de données soutiendra la durabilité future de nos villes

Un partage efficace des données soutiendra la durabilité future de nos villes. Les villes sont-elles capables d’adopter des innovations technologiques? Ou est-ce que ce qu’ils peuvent faire de mieux pour mettre en place des pistes cyclables?

La pandémie de Covid-19 a généré un grand nombre de défis pour les villes, y compris la modification des comportements de transport. Cette crise a mis un accent particulier sur la nécessité de déployer et de promouvoir des systèmes de transport durables, multimodaux et robustes qui soutiennent la mobilité au niveau local.

Si la micro-mobilité partagée occupe une part croissante dans l’offre de transport de nombreuses villes depuis plusieurs années, 2020 a été marquée par l’intégration de ces nouveaux services dans les offres de transport traditionnelles, comme à Paris et Madrid, ainsi que par le grand déploiements au Royaume-Uni.

Pour les opérateurs de services de micro-mobilité partagés, 2020 a été une année de réaction aux défis du marché au début de la période pandémique, à la survie du marché au printemps, aux modèles commerciaux renouvelés et à la pertinence du marché. Cependant, cela a conduit les gouvernements à prendre conscience de l’importance de la micro-mobilité au sein des écosystèmes de transport. En effet, il est devenu clair pour un nombre croissant de villes que la micro-mobilité, et plus particulièrement les services de micro-mobilité partagés, élargissent le choix modal et offrent une alternative supplémentaire à la voiture particulière. D’autant que les innovations en matière de micro-mobilité font partie de programmes politiques plus larges visant à décarboner la mobilité et à soutenir une reprise verte, comme le montre le «Green Transport Deal» initié par l’Union européenne.

Défis de durabilité

L’année 2021, une année d’espoir, s’annonce également riche en défis pour les villes et leurs responsables de la mobilité. Car si nous voulons des «villes intelligentes», nous avons besoin d’une collaboration plus intelligente: en particulier, nous avons besoin d’une adoption plus large des innovations technologiques, qui ont le potentiel d’assurer la durabilité future de nos villes. D’ici 2050, près de 70% de la population mondiale vivra dans des zones urbaines denses: de nombreuses villes ne sont que trop conscientes des défis posés par cette croissance, qui met à rude épreuve leurs infrastructures existantes. Ces défis sont d’autant plus amplifiés par le changement climatique et le rythme exponentiel de l’innovation technologique.

Ces dernières années, de nouveaux services de mobilité partagée ont remodelé le paysage urbain, créant à la fois des opportunités et des défis: d’une part, ils sont un complément durable aux offres de transports en commun existantes, d’autre part, ils créent des tensions dans un espace public déjà saturé. . De même, les villes peinent à faire face aux volumes actuels de commerce électronique (par exemple, 1,5 million de colis sont livrés à New York chaque jour), un phénomène qui a décuplé pendant la pandémie de Covid-19. Comme pour les services de mobilité partagée, les villes et les entreprises de logistique doivent trouver de nouvelles façons de travailler ensemble.

Villes intelligentes

Car ce n’est pas tant le manque d’innovation qui freine l’avènement des «smart cities» telles que nous les imaginons, mais surtout le manque de collaboration entre les différents acteurs, qu’ils soient publics ou privés. Ces synergies peuvent être favorisées en grande partie par le partage de données et le développement de partenariats public-privé plus nombreux, comme le souligne le rapport Villes intelligentes: des solutions numériques pour un avenir plus livrable publié par McKinsey. En particulier, le volume croissant de services de mobilité et les différents types de véhicules qui devront à terme coexister dans un même espace physique rendent cette hybridation public-privé impérative pour accompagner la transformation publique.

La nécessité d’une approche basée sur les données est désormais reconnue par la plupart des villes européennes, où le rôle de Chief Data Officer devient de plus en plus essentiel pour une gouvernance municipale plus juste, plus verte et plus démocratique.

Car rendre nos villes «plus intelligentes» ne se résume pas à installer des interfaces numériques dans les infrastructures traditionnelles. Il s’agit également d’utiliser la technologie et les données disponibles de manière ciblée pour prendre de meilleures décisions et offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens. Pour atteindre cet objectif, les équipes municipales doivent aller au-delà de la simple réaction au paysage changeant qui les entoure et relever les défis d’aujourd’hui. Il est essentiel qu’elles continuent à investir dans leurs capacités technologiques pour anticiper les changements futurs, adopter plus rapidement les innovations et partager de manière proactive les bonnes pratiques entre les villes afin d’apprendre les unes des autres.

  • Thibaud Febvre, co-fondateur & COO de Vianova.

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